Préparation
physique
Pour n’importe quel voyage à partir
de « 2 chaussures », il faut se préparer
pour être en forme le jour du départ. La
préparation doit être adaptée au
niveau de difficulté du voyage choisi.
Préparation psychologique
Un voyage d’aventure peut comporter quelques
imprévus ; sachez-le et acceptez-les, d’autant
que ces imprévus sont souvent de vrais moments
forts ! La vie en groupe sollicitera également
vos capacités d’adaptation. Une attitude
positive, l’esprit d’équipe et l’irremplaçable
sens de l’humour sont les bienvenus pour assurer
une bonne ambiance et la réussite de votre voyage.
Forme et préparation
Le trek est un sport d’endurance. Si vous pratiquez
régulièrement randonnée, vélo,
ski de fond, natation…, vous êtes apte à
la plupart de nos voyages. Sinon, commencez à
vous entraîner au moins 2 mois avant de partir,
car même si vous réussissez à suivre
les circuits les plus faciles, vous risquez de ne pas
profiter au mieux de votre voyage, voire même
d’handicaper le groupe.
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Comment
s’entraîner ?
Marchez
! S’entraîner en faisant le sport pour
lequel on se prépare est la meilleure solution. Marchez
tous les week-ends, 5 à 6 h minimum, avec un sac
à dos de 5 à 10 kg, selon l’objectif,
est un excellent entraînement, suffisant pour la plupart
de nos circuits (1 à 3 chaussures), à condition
de marcher à 4 km/h minimum si le terrain est plat.
En terrain accidenté ou en montagne, 300 m de dénivelé
à l’heure est la norme minimale.
Si vous avez peu de temps : faites un sport plus intensif
sur une durée plus brève, 2 fois par semaine,
à raison de séances d’au moins 30 mn,
45 à 60 mn pour améliorer l’endurance.
Si vous êtes peu sportif et que vous avez plus de
45 ans pour un homme, ou 50 ans pour une femme, prenez l’avis
de votre médecin habituel. Il vous conseillera éventuellement
un électrocardiogramme d’effort. Les circuits
à partir de 4 chaussures s’adressent à
des randonneurs qui entretiennent leur condition physique
toute l’année. Dans ce cas, renforcez l’entraînement
dans les 2 mois précédents votre voyage, pratiquez
un sport d’endurance pendant 1 heure, 2 à 3
fois par semaine. Précautions :
Pendant votre entraînement préalable, et pendant
le trek, rappelez-vous qu’une bonne hydratation est
le meilleur moyen de prévenir les tendinites et les
douleurs articulaires. Si vous choisissez un trek comportant
de gros dénivelés, procurez-vous une paire
de bâtons qui permettent d’amortir les chocs
articulaires, notamment dans les genoux. Faites quelques
minutes d’étirements juste après l’effort,
quand les muscles sont chauds, pour améliorer la
souplesse musculaire et éviter les courbatures.
Contrôlez votre entraînement :
Le meilleur critère objectif est l’évolution
de votre fréquence cardiaque (FC) au repos, pendant
l’effort et à la récupération.
Apprenez à prendre votre pouls au repos, au niveau
de l’artère radiale ou de la carotide. Si vous
n’êtes pas un sportif régulier, notez
sa valeur avant de commencer votre période d’entraînement,
pour apprécier les progrès.
L’entraînement augmentant l’efficacité
des contractions cardiaques, la fréquence cardiaque
va pouvoir baisser progressivement au repos, comme à
l’effort, tout en assurant le même débit.
Ceci est surtout important pour les treks et expéditions
à haute altitude, car la FC max théorique
baisse avec l’altitude et ne dépend que de
votre age (220 – l’age). Avec l’entraînement,
vous noterez également une amélioration de
votre temps de récupération.
Intérêt respectif des 2 types d’entraînement
:
- Un sport d’endurance pratiqué régulièrement
pendant plusieurs heures vous permettra d’améliorer
votre métabolisme musculaire. Les adaptations métaboliques
musculaires quel que soit votre age peuvent être obtenues,
mais elles ne se produisent que dans les muscles qui travaillent
; le mieux est donc la marche pour s’entraîner
pour un trek !
- Pour les plus jeunes, les plus sportifs ou ceux qui ont
les objectifs les plus ambitieux, les séances plus
intensives et plus courtes (course à pied) peuvent
permettre d’améliorer la VO2max (capacité
à maintenir un effort soutenu). Altitude
:
- La capacité d’endurance et l’acclimatation
à l’altitude sont 2 phénomènes
indépendants : l’entraînement ne protège
pas du mal des montagnes. Si vous allez trop vite, vous
risquez d’être davantage malade que ceux qui
sont moins entraînés que vous… |