Lionel au pic Lénine

Publié le 2 août 2013 © Guillaume Mardon - Acclimatation sur le Pic Lénine - Kirghizie
© Guillaume Mardon - Camp 2 à 5300m sur le Pic Lénine - Kirghizie
Le pic Lénine (7134m) est le deuxième plus haut sommet du Pamir. Il se dresse dans la région d’Osh, la deuxième ville de Kirghizie, à proximité de la frontière ouzbèke. L’ascension de ce 7000 est destinée à ceux qui souhaitent se confronter à la très haute altitude. Cette année, Lionel, PDG de Terres d’Aventures accompagnés de deux amis Denis et Jorge, et de Laurent, guide de haute montagne est parti à sa conquête.

Le temps de l’acclimatation


La route est longue depuis Paris et trois longues journées sont nécessaires pour rallier le camp de base du pic Lénine. De l’avis de tous, l’ambiance y est très chaleureuse… au contraire des températures qui peuvent descendre jusqu’à -10°C la nuit. S’acclimater, apprivoiser l’altitude est la condition indispensable au bon déroulement d’une expédition. Après l’ascension d’un «petit» sommet de 5000m et une journée de repos l’expé entame une montée au camp 1 (4300 m), au camp 2 (5 300) puis au camp 3 (6 200 m) avant de redescendre au camp 2 pour y passer la nuit. Chaque étape nécessite une période durant laquelle tous les gestes deviennent effort, et où la vie semble s’écouler au ralenti. Il faut alors laisser au corps le temps de s’adapter, récupérer et bien s’hydrater. Lionel et Laurent parviennent à s’acclimater, mais ce n’est malheureusement pas le cas de Denis qui décide alors de renoncer à l’ascension. Jorge quant à lui avait déjà été contraint à l’abandon suite à un violent mal de dos.

L’ascension du pic Lénine


Le 23 juillet est la date choisie par Lionel et Laurent pour tenter d’atteindre le sommet. Les deux hommes sont en forme et les conditions météo favorables. Ils partent en direction du sommet et rallient le camp 3, le 24 juillet. Ils ont alors une fenêtre météo de deux jours pour tenter le sommet, entre le 25 et le 27 juillet. Depuis le camp 3 et pour rejoindre le sommet, il faut d’abord rejoindre un col à 6000m puis remonter une pente jusqu’au premier plateau (6400m). Suit une petite bosse très dangereuse, justement nommée «le rasoir» (6500/6700m) et une petite pente raide (40°) qui donne accès au plateau sommital (6900m). Hélas un début de gelure de la cornée de Lionel le contraint à s’arrêter à 6400m, pour redescendre se soigner. L’aventure reste belle et riche en temps forts et en enseignements.
© Guillaume Mardon - Le Pic Lénine (7134m) - Kirghizie