Notre engagement dans le développement durable

La charte éthique du voyageur

Par l´association atr, agir pour un tourisme responsable

"Deux mondes se rencontrent à chaque fois qu’une personne se déplace d’un pays à l’autre. Voyageur, touriste, découvreur, nous sommes tout cela tour à tour. Mais, sans l’ombre d’un doute, nous sommes toujours un invité. Les pays que nous visitons avec tant de plaisir sont nos hôtes. Tout le bonheur d’un voyage peut reposer sur cette relation parfois si délicate.

Nombreuses sont les façons de voyager, d’appréhender d’autres environnements, mais inévitablement nous laissons des traces sur notre passage. Chaleureuses, généreuses, discrètes, dangereuses et inaltérables parfois. Nous apprenons un peu plus à l’occasion de nouveaux voyages. Chaque région est différente et, pourtant, nous sommes souvent confrontés aux mêmes interrogations, doutes, et à nos propres certitudes. Nous avons souhaité rassembler au sein d’une CHARTE ÉTHIQUE DU VOYAGEUR ce qui nous semble le plus représentatif des comportements ou des attitudes à encourager. Apprendre à découvrir d’autres cultures sans pour autant les juger, faire confiance à son bon sens et garder en tête quelques conseils, tout cela nous apparaît comme le gage d’un beau voyage mais aussi d’un développement durable de notre planète.


Remerciements / Diffusion

Nous tenons à remercier ici tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce texte. Sa diffusion est une des conditions parmi beaucoup d’autres pour obtenir la certification vers un Tourisme Responsable attribuée par Ecocert, selon les critères élaborés par ATR (Agir pour un Tourisme Responsable).
Ce texte n’a pour nous qu’une vocation pédagogique. Les propositions faites et les "conseils" donnés ne sont finalement que le rassemblement et la mise en forme de notions que vous connaissez tous. Nous pensons néanmoins que ce petit rappel ne peut être que bénéfique. Bonne lecture et surtout bon voyage !


⇒ AVANT LE VOYAGE :

Préparer son voyage, c'est d'abord s'intéresser à la destination.

Bien s’informer sur les habitants et leur mode de vie, le patrimoine, la religion, l’environnement, l’économie, et apprendre quelques mots dans la langue de la destination.

Choisir des professionnels impliqués dans le tourisme responsable : agences de voyage, tour-opérateurs, compagnies aériennes, guides, activités sur place, hébergements, restaurants.

N’emporter que l’essentiel, et garder de la place dans la valise pour ramener des souvenirs fabriqués localement. Se renseigner sur la pratique et les limites du marchandage des prix et sur les pourboires laissés aux professionnels : restaurants, hébergements, guides, artisans, commerçants, sans s’obstiner à vouloir obtenir des privilèges.

Pour partir l’esprit léger, garder l’esprit critique. S’interroger sur la réalité des risques de la destination, et se renseigner auprès des organismes compétents, sans se laisser trop influencer par certains médias.

⇒ PENDANT LE VOYAGE :

Respecter aussi bien la nature que les hommes et leur culture.

Se mettre au diapason des us et coutumes de la destination, sans imposer ses habitudes ni son style de vie, en portant attention à la manière de s’habiller notamment dans les lieux de culte, mais aussi aux signes de richesse qui peuvent contraster avec le niveau de vie local. Goûter la cuisine locale, et être curieux des modes d’hébergements authentiques.

Avant de photographier une personne, prendre le temps de lui demander l’autorisation et profiter de l’occasion pour nouer le dialogue. Pour les enfants, demander l’accord des parents.

Comme chez soi, trier les déchets, économiser l’eau et l’énergie. Respecter aussi les règles affichées dans les espaces naturels, afin de préserver l’équilibre des lieux, de même que dans les musées, les villes, ou sur les plages.

Veiller à ne pas prélever des souvenirs dans les sites naturels et archéologiques, et à ne pas favoriser le vol et les dégradations en achetant des objets sacrés ou des produits issus d’espèces protégées. Préférer le don aux associations compétentes, aux écoles, aux chefs de village, plutôt que de favoriser la mendicité, notamment celle des enfants. Dénoncer l’exploitation sexuelle des enfants. Dans plusieurs pays dont la France, des lois poursuivent les délits sexuels commis à l’étranger.

⇒ APRES LE VOYAGE :

Favoriser le dialogue entre les cultures pour permettre un tourisme facteur de paix.

Honorer ses engagements avec les personnes rencontrées pendant le voyage, l’envoi de photos par exemple. Si vous avez remarqué des situations graves et intolérables, les signaler à l’agence qui vous a vendu le voyage ou aux autorités compétentes.

Compenser tout ou partie des émissions liées à son voyage, et notamment les déplacements en avion, en contribuant à des projets de solidarité climatique. Soutenir des initiatives locales en donnant à des associations de développement, en s’engageant au sein d’ONG, ou en achetant des produits du commerce équitable.

Partager son expérience de voyageur, en famille, avec ses amis, ou sur les réseaux sociaux pour témoigner des richesses et des fragilités de notre planète, et faire bénéficier aux autres de conseils pour voyager mieux.

Préparer son prochain voyage, proche ou lointain, en prenant conscience des nombreuses vertus du tourisme, non seulement économiques et sociales mais aussi culturelles et environnementales. Le tourisme donne de la valeur au patrimoine et encourage sa protection.


Pour plus d’informations :

• ECPAT International : www.ecpat.net
The International Ecotourisme Society : www.ecotourism.org
• WTO (Organisation mondiale du tourisme) : www.world-tourism.org > rubrique “infoshop”
• UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) : www.uneptie.org
Conservation International : www.conservation.org
• UNESCO (Organisation des nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) : www.unesco.org
• ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels) : www.iccrom.org
• ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites) : www.international.icomos.org


Conscients que si les activités touristiques ont des retombées souvent bénéfiques sur le développement des pays et des populations visitées, elles peuvent également avoir des effets pervers et non souhaités sur les équilibres sociaux, culturels et environnementaux de ces pays. Plusieurs opérateurs du tourisme, particulièrement sensibilisés par ces problématiques, ont décidé de travailler ensemble pour formaliser et harmoniser les valeurs communes qui les animent et leurs pratiques professionnelles. Ainsi est née en mars 2004, l’Association des Tours Opérateurs Thématiques (ATT) qui a crée la certification Vers un Tourisme Responsable.

Ses actions :


La labellisation des professionnels
ATR a réfléchi et élaboré un référentiel comportant des critères que chaque membre candidat à la labellisation doit respecter. Cette véritable charte de qualité et de progrès tournée vers la mise en oeuvre d’un tourisme plus responsable, a été crée en application des articles L. 115-27 à L. 115-33 et R.115-1 à R. 115-12 du code de la consommation. Chaque critère est vérifié annuellement au sein de tous les détenteurs du label par un organisme indépendant (Ecocert).

Découvez le référentiel ATR

La certification
encourager le développement d’un tourisme qualitatif pour une découverte authentique des régions d’accueil,
veiller à ce que les retombées économiques soient le plus justement réparties entre les acteurs du voyage,
respecter les usages et différences culturelles des régions d’accueil,
respecter l’environnement et le patrimoine culturel et naturel,
informer de façon transparente et sincère.

Le soutien à des actions communes de solidarité
dirigées vers les pays du "Sud", sur trois axes : communautés locales, environnement et patrimoine culturel , est un des critères obligatoire pour l’obtention du label.