Objectif pyrénéisme

Objectif pyrénéisme

Ascensionner, écrire et sentir

À la différence de l’alpinisme qui s’attache principalement à l’exploit sportif, le pyrénéisme trouve son origine dans les aventures de personnages hauts en couleurs, dont l’approche de la montagne associe l'activité artistique à la performance technique. Leur devise : « ascensionner, écrire et sentir ». C’est sur les traces de ces pyrénéistes que Laurence Fleury nous propose de découvrir un massif d’exception. Nous revivons « la conquête du mont Perdu » telle qu’a pu l'expérimenter Louis Ramond de Carbonnières en 1802, nous marchons dans les pas de Henry Russel pour approcher le Vignemale, sans oublier la rencontre avec les bergers, premiers occupants des montagnes, conquérants du pic du Midi d’Ossau et encore très présents dans les vallées pastorales du Béarn. Un saut dans le temps qui promet de nous laisser rêveurs.

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Votre accompagnatrice

Laurence Fleury

© Sarah Williamson
Les Pyrénées, c’est quelque chose de très intellectuel. On y rentre sans le savoir. On y rentre grâce à ses lectures.
Jean-Marc Biolley

Installée dans les Pyrénées depuis plus de vingt ans, Laurence Fleury connaît ce massif comme sa poche mais part également à la rencontre des montagnes du monde et des peuples qui s’y épanouissent. Ainsi, elle s’intéresse aux Sherpa et aux dernières bergères des Pyrénées dans des papiers respectivement parus dans Trek Magazine et dans National Geographic. Suivent trois documentaires sur un berger népalais devenu guide de haute-montagne diplômé de l’ENSA à Chamonix, sur la féminisation du métier de berger dans les Pyrénées et sur les ethnies indigènes de l’Équateur. En 2019, elle publie Pyrénéisme d’hier et d’aujourd’hui, dans lequel elle brosse l’histoire de cet alpinisme si particulier.

Votre voyage

Emblème des Pyrénées, le cirque de Gavarnie nous accueille. En compagnie de Laurence Fleury, nous remontons le temps au cœur du parc national et marchons dans les pas des grands pyrénéistes, pionniers des ascensions des sommets mythiques du massif. Ainsi, nous franchissons la légendaire Brèche de Roland et réalisons les ascensions du Petit-Vignemale (3032 m) et du majestueux pic du Mont-Perdu (3355 m). Puis nous explorons les deux vallées principales du Béarn, avec pour décor le pic du Midi d’Ossau qui se reflète dans les lacs d’Ayous et les aiguilles d’Ansabère. Nous parcourons des espaces ayant gardé un fort caractère pastoral où pâturages, troupeaux et cabanes témoignent de la présence des bergers perpétuant la tradition en fabriquant selon un savoir-faire ancestral le célèbre fromage de brebis des Pyrénées. Une immersion totale, durant 11 jours de marche avec un portage du sac allégé, pour les amateurs d’espaces et de proximité humaine où le monde minéral de la haute-montagne flirte avec les hauts plateaux verdoyants.

© Laurence Fleury
© Patrick Kunkel - Mito - Photononstop

L'itinéraire de votre voyage

Jour par jour

© Benh LIEU SONG

Jour 1

LourdesGavarnie (1365 m)
Cirque de Gavarnie (1570 m)

Rendez-vous à la gare de Lourdes puis transfert au village de Gavarnie. Départ à pied par un petit sentier en balcon qui surplombe la vallée, face au majestueux cirque de Gavarnie dont les immenses parois de calcaire suscitent l’intérêt des aventuriers depuis la nuit des temps. Le cirque de Gavarnie est sans nul doute le berceau du « pyrénéisme de difficulté » dont les récits d’escalade hantent toujours les lieux. Descente ensuite par l’hôtellerie du cirque et retour au village afin de découvrir le cimetière où repose un bon nombre d’illustres montagnards tels que le guide Célestin Passet qui a réalisé la première ascension du couloir de Gaube au Vignemale. Passage au musée du Pyrénéisme de Gavarnie en fin d’après-midi. Transfert et nuit à la Grange de Holle.

© Laurence Fleury

Jour 2

Grange de HolleBrèche de Roland (2806 m)
Refuge de Goriz (2195 m)

Petit transfert au col des Tentes (2208 m) et départ à pied en direction du port de Boucharo (2273 m) ; montée par le sentier qui chemine sous les hauts sommets des Gabiétous et arrivée au refuge des Sarradets (2587 m). La vue surplombant le cirque de Gavarnie avec le pic du Marboré (3248 m) et sa Grande Cascade de plus de 400 m vaut le détour ! Après une petite pause, départ vers la célèbre Brèche de Roland (2806 m), monument naturel grandiose à l’histoire légendaire, véritable porte d’entrée sur les vastes territoires espagnols et les plus grands canyons d’Europe… Franchissement de la Brèche puis descente vers l’envers du cirque où les paysages arides, parfois ourlés de pelouses verdoyantes, nous amènent au pied du majestueux mont Perdu, plus haut sommet calcaire d’Europe, tant convoité par l’explorateur botaniste et géologue Louis Ramond de Carbonnières. Nuit au refuge de Goriz.

© 1tomm--Fotolia

Jour 3

Refuge GorizMont Perdu (3355 m) Goriz

Départ matinal pour l’ascension du mont Perdu (3355 m), longtemps considéré comme le plus haut sommet des Pyrénées et gravi pour la première fois en 1802 par Louis Ramond de Carbonnières. Du sommet, nous jouissons d’une superbe vue sur les plus grands canyons d’Europe que sont Ordesa et Anisclo. Descente ensuite jusqu’à l’étang glacé, petite pause, puis continuation vers le refuge de Goriz. Selon la forme et l’envie du moment, possibilité de faire dans l'après-midi l’ascension du Tobacor (2772 m), superbe belvédère sur la vallée d’Ordesa et ses grandioses canyons. Nuit au refuge de Goriz.

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Jour 4

Refuge de GorizCanyon d’Anisclo
Refuge de Pineta (1240 m)

Un sentier en balcon surplombe l’immense cirque de Soaso puis, le long du torrent Arablo, descend dans les profondeurs du canyon d’Anisclo jusqu’au site sauvage de Fon Blanca, dont la cascade vertigineuse dévale les parois calcaire cernées par les prairies verdoyantes. Passage ensuite du col d’Anisclo (2501 m) qui ouvre les portes de la vallée de Pineta ; descente parmi les étroites terrasses naturelles où quelques bosquets de pins essaient de survivre ; arrivée au refuge de Pineta (1240 m).

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Jour 5

Refuge de PinetaBrèche de Tuquerouye (2665 m)Refuge des Espuguettes (2027 m)

Départ du refuge de Pineta d’abord sur la route puis par le sentier qui mène à la Selba de la Bispeta ; remontée ensuite de la Plana de Marmores, vaste plateau aride qui nous permet de contempler la célèbre face nord du mont Perdu avec ses glaciers suspendus. Cette face fut gravie en 1888 pour la première fois par le guide Célestin Passet ; elle fut également contemplée par Louis Ramond de Carbonnières qui tentait l’ascension du sommet en débouchant de la brèche de Tuquerouye et en contournant par l’est le massif. Montée jusqu’au lac de Tuquerouye et descente (raide) dans le cirque d’Estaubé. Passage ensuite à la Hourquette d’Alans (2430 m) puis arrivée au refuge des Espuguettes (2027 m), blotti contre les parois des pics d’Astazou qui ouvrent la voie vers le cirque de Gavarnie.

© Laurence Fleury

Jour 6

Refuge des EspuguettesCirque de GavarnieGavarnie

Retour tranquille sur Gavarnie. La suite de l’après-midi est libre pour se reposer. Petit transfert pour passer la nuit à la Grange de Holle.

© FFCAM

Jour 7

Grange de Holle (1495 m)
Refuge de Bayssellance (2651 m)

Départ à pied de la Grange de Holle, plein ouest ; passage à proximité des cabanes de Lourdes ou de Tousaus ; arrivée au fond du vallon au barrage d’Ossoue puis continuation en direction du glacier éponyme qui domine les fameuses grottes de Bellevue que le comte Henry Russell fit creuser entre 1888 et 1890. Arrivée peu après au plus haut refuge gardé des Pyrénées, le refuge de Bayssellance (2651 m). Il fut construit en 1899 ; le comte Russell et le guide Vallot furent associés à ce projet. Malgré la rénovation de 2003, la structure d'origine du refuge et son toit en ogive ont été conservés.

© FFCAM

Jour 8

Refuge de BaysselancePetit Vignemale (3032 m)Pont d’Espagne (1522 m)

Départ pour l’ascension du Petit Vignemale (3032m), sans difficulté technique lorsqu’il n’y a pas de neige. Nous accédons facilement au sommet et pouvons contempler tout le massif avec le Grand Vignemale (3298 m), la Pointe Chausenque (3204 m) et tous les sommets de plus de 3000 m entourant le glacier d’Ossoue qui étincelle en contrebas. Retour par le même itinéraire au refuge de Bayssellance puis direction la Hourquette d’Ossoue (2734 m). Descente vers le refuge des Oulettes ; nous ne manquerons pas d’admirer au passage les séracs du Petit Vignemale ainsi que la face nord de la Pique Longue, théâtre de bien des ascensions spectaculaires à l’époque de la conquête des sommets. Le célèbre couloir de Gaube, longue cheminée de 600 m, fut l’un des problèmes majeurs des années 1880. C’est Henri Brulle qui fut investigateur de la montée au couloir avec ses amis J. Bazillac et R. de Monts. Continuation de la descente par le refuge des Oulettes puis par la vallée qui mène au grand lac de Gaube et enfin au Pont d’Espagne. Transfert à Gabas. Dîner et nuit à l'hôtel.

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Jour 9

Lac de Bious ArtiguesCol de Suzon
Refuge d’Ayous (1980 m)

Court transfert en véhicule au lac de Bious Artigues (1422 m). Départ ensuite sur le sentier qui mène au col long de Magnabaigt (1659 m) puis à la cabane de Magnabaigt (1650 m), où nous rencontrons les bergères qui occupent les lieux et découvrons leur vie dans ces montagnes. Continuation en direction du col de Suzon (2127 m). Sur le sentier, nous avisons, également depuis le col, l’élégant sommet du pic du Midi d’Ossau (2884 m). La pente est douce et monte progressivement jusqu’au col d'où la vue est superbe sur le vallon de Magnabaigt. Descente en direction du refuge de Pombie (2032 m) en traversant quelques parties en éboulis constitués de gros blocs rocheux ; l’un des passages se nomme d'ailleurs la Grande Raillère. À l'arrivée au refuge et au lac de Pombie, direction plein ouest afin de croiser deux petits lacs qui annoncent l’arrivée prochaine au col du Peyreget (2313 m). Poursuite vers le lac de Peyreget ; puis le sentier vire carrément au nord jusqu’à rejoindre le pont de Bious ; là, il bifurque plein ouest afin de rejoindre les superbes lacs d’Ayous ainsi que, non loin de là, le refuge d’Ayous.

© Laurence Fleury

Jour 10

Refuge d’AyousCol d’AyousCabane du LarrysUrdos (708 m)Lescun

Montée au col d’Ayous (2185 m) ; de là, par une petite crête assez large nous rejoignons le col de la Hourquette de Larry (2055 m) puis descendons vers la cabane de Larry (1734 m) où nous passons dire bonjour au berger. Descente par la rive droite du ruisseau sur un petit sentier qui rejoint la piste nous menant au village de Urdos. Transfert ensuite vers le village d'Accous. Nuit en hôtel.

© Laurence Fleury

Jour 11

LescunPont de Lamary (1171 m)
Col de Petragème (2083 m)
Pic d’Ansabère (2371 m en option)

Rapide transfert au pont de Lamary puis départ à pied par la rive gauche du gave d’Ansabère. Au détour du sentier, une trouée dans la forêt laisse entrevoir les formidables aiguilles d’Ansabère qui s’élancent d’un seul jet à l’assaut du ciel ! À notre droite, si le soleil est au rendez-vous, brille le sommet de la Table des Trois Rois (2421 m). Après environ 1h15 de marche, nous croisons les deux cabanes d’Ansabère puis nous nous dirigeons vers le col de Petragème situé entre le pic du même nom et les aiguilles d’Ansabère. Arrivés au col, nous avons la possibilité de monter au pic d’Ansabère (2271 m) selon la forme et l’envie du moment - le sommet est à environ 45 mn du col. Ces aiguilles furent pendant longtemps les deux derniers sommets des Pyrénées restés invaincus. C’est en 1923 que deux grimpeurs tentent l’ascension ; l’un se tue à la montée et l’autre à la descente. Les premiers vainqueurs à revenir vivants sont Marcel Cames et Henri Sarthou qui n’empruntèrent pas la même voie que leurs malheureux prédécesseurs mais « la voie du surplomb », et la réussirent le 3 juillet 1927. Retour par le même itinéraire puis transfert vers Accous. Nuit à l'hôtel.

© CDT-64--P

Jour 12

Lescun LourdesFin du séjour

Retour à la gare de Lourdes et fin du séjour en fin de matinée.

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Hugo
Hugo

Ce voyage en France dans les Pyrénées m’a permis de découvrir une magnifique région, de superbes ambiances, allant d’un bord de mer superbe jusqu’aux montagnes encore enneigées sur leur sommet. Les châteaux cathares sont tout simplement envoûtants, perchés sur leur montagne, ce sont en quelque sorte les gardiens de nos frontières. Pour continuer sur ces belles ambiances, la rando raquette avec vue imprenable sur le Canigou était tout simplement exceptionnelle ; temps dégagé, un soleil magnifique, que du bonheur, et que dire de cette journée qui s’est terminée par du bien-être dans le centre thermal à Vernet-les-Bains, histoire de se remettre de nos efforts !

+33 3 88 15 29 53 / hbarranque@terdav.com

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