Objectif révolution écologique

Objectif révolution écologique

S’inspirer des Bishnoïs au Rajasthan

Franck Vogel, photographe journaliste, nous emmène au cœur du Rajasthan à la rencontre des Bishnoïs. Porte-parole de ceux que l'on surnomme « les premiers écologistes du monde », il nous ouvre les portes de cette communauté à l'occasion du festival de Mukam. À ses côtés, nous rencontrons des acteurs emblématiques de la cause bishnoï, dont Khamu Ram et Rana Ram, tous deux écologistes dans l'âme. Nous célébrons le festival avec les quelque 500 000 pèlerins venus honorer le prophète Jambheshwar, fondateur de la philosophie de vie bishnoï. Un privilège rare et une expérience intense. Nous découvrons les hauts lieux de commémoration de la lutte bishnoï, les sublimes temples jaïns de la région et l'incontournable ville bleue de Jodhpur.

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Votre accompagnateur

Franck Vogel

© Sarah Williamson
En plus de son travail engagé, Franck Vogel a un réel don de conteur et sait emmener le public avec lui pour éveiller les esprits.
Erik Orsenna de l'Académie française

En 2002, Franck Vogel part avec son sac à dos et son appareil photo mais sans un sou. Son but ? La rencontre humaine. Après un an de voyage, il s’oriente vers le photoreportage, conscient du rôle qu’il souhaite désormais jouer dans la société. Depuis 2007, les relations de l’homme à la nature l’intéressent particulièrement, et il veut les illustrer dans un ton optimiste. Son attention se porte ainsi rapidement sur les Bishnoïs, dont il devient le porte-parole au-delà des frontières du Rajasthan, notamment au festival Objectif Aventure en 2013 où son film reçoit le deuxième prix Terre Sauvage. Aujourd’hui, même si ses recherches portent sur les grands fleuves du monde, il reste l’ambassadeur privilégié des écologistes indiens.

Votre voyage

Départ pour Mukam. Chaque année, les Bishnoïs s’y réunissent pour vénérer le fondateur de leur philosophie, Jambheshwar. Nous arrivons la veille de la fête. Les pèlerins commencent à affluer. On reconnaît ici et là les prêtres avec leurs tenues orange. Des prières s’animent autour de deux feux sacrés, érigés à deux pas du temple principal, où repose le prophète. Tous viennent déposer des offrandes de ghee et de noix de coco et s’asperger d’eau sacrée. Les saris des femmes sont chatoyants. Couleurs cumin, safran, orange ou or tandis que les hommes arborent des tuniques et des turbans d’un blanc très pur. Avec eux, nous rejoignons la dune où Jamboji fonda la communauté. Symboliquement, du sable y est déposé. Cet acte se pratique toute l’année, dans plusieurs terres bishnoïs. Des dunes sont construites par la main de l’homme pour former de grandes barrières naturelles. Elles arrêtent les vents, protègent la végétation, et empêchent le désert de prendre possession de la vie humaine, animale ou végétale.

© Franck Vogel
© Franck Vogel

L'itinéraire de votre voyage

Jour par jour

© OSTILL iStock

Jour 1 et 2

Vol pour DelhiBikaner

Départ pour Bikaner, ville principale du Shekhawati, construite dans le désert du Thar. Ancien comptoir commercial sur la route de la Soie, la méconnue Bikaner ne manque pas pour autant de charme. Nous profitons de l'ambiance authentique de la ville, son dédale de ruelles étroites qui conservent secrètement de sublimes havelis et le majestueux fort de Junagarh. Dans une pépinière, nous achetons les arbres que nous planterons les jours suivants. Ce soir, nous logeons dans l'un des havelis de la vieille ville, pour une nuit hors du temps.

© Franck Vogel

Jour 3

BikanerDeshnokMukam

Nous partons pour Deshnok, connue pour le « temple des Rats » de Karni Mata. Selon la légende, Karni Mata, incarnation de Durga, aurait demandé à Yama, dieu de la Mort, de rendre la vie à des conteurs. Face à son refus, il aurait réincarné les conteurs en rats, sans âme humaine à livrer à Yama. Aujourd'hui, des milliers de rats occupent le temple de marbre blanc. Nous partons ensuite pour Mukam où se tient le festival annuel bishnoï honorant le leader Jamboji. Nous nous installons dans notre campement pour 3 nuits.

1484

Jambhoji propose de respecter la vie sous toutes ses formes. La première religion écologique est née.

© Franck Vogel

Jour 4 et 5

Festival de Mukam

La veille du festival, les pèlerins commencent à arriver à Mukam. Nous assistons à leurs prières autour des deux feux sacrés érigés à côté du temple principal, où repose leur prophète. Nous nous rendons sur la dune où Jamboji fonda la communauté et édicta les règles et les conseils. C’est ici que Khamu Ram commença sa lutte contre la pollution plastique en 2005. Le jour 5 marque l'apogée du festival. Nous suivons Khamu Ram dans ses démarches de lutte contre la pollution. À notre tour, nous plantons les arbres achetés quelques jours plus tôt.

© Schwiki - Osiya-temple_and_Architecture

Jour 6

MukamOsian

Nous quittons Mukam pour continuer notre route vers Osian, un important centre marchand du VIIIe au XIIe siècle. L'intérêt de cette ancienne ville du désert du Thar reste ses sublimes temples finement sculptés, érigés par les jaïns, cette communauté religieuse qui base ses fondements sur la non-violence et de nombreuses pratiques ascétiques. Nous découvrons notamment deux des plus beaux temples de la ville : le temple de Mahavira et le temple hindou de Sachiya Mata. Ce soir, nous rejoignons notre camp de tentes aménagées au cœur du désert.

« Tous les saints et les vénérables [...] déclarent : on ne doit tuer, ni maltraiter, ni injurier, ni tourmenter, ni pourchasser aucune sorte d'être vivant, aucune espèce d'animal, ni aucun être d'autre sorte. »
Texte jaïn
© Franck Vogel

Jour 7

OsiyanChiraiJodhpur

Route pour Chirai, le village de Rana Ram, acteur majeur du voyage impliqué dans la reforestation du désert. Il nous présente sa philosophie et le combat de sa vie : planter des arbres dans la région et sensibiliser les générations futures à sa cause. Nous continuons notre route vers Jodhpur, la « ville bleue », blottie au pied de son énorme forteresse de grès rouge. Son surnom lui vient des grands quartiers de brahmanes, aux maisons peintes en bleu et en violet. L'atmosphère mystérieuse qui s'en dégage y est magique.

Grâce à eux, nous pouvons aujourd'hui encore voir de beaux arbres et des antilopes noires – en voie d'extinction – paître tranquillement autour de leur habitat du désert du Thar, considéré comme le plus peuplé et aride au monde.
Franck Vogel
© Nikada - iStock

Jour 8

JodhpurTemple de KejarliJodhpur
Temple de Jajival

Nous découvrons Jodhpur : son fort, l'un des plus beaux du Rajasthan, ses ruelles bleutées, ses temples cachés, ses marchés aux douces odeurs de cumin ou de muscade... Nous nous rendons au temple Kejarli, haut lieu de commémoration de la lutte bishnoï, qui rend hommage aux 363 victimes qui ont donné leur vie au XVIIIe siècle pour s’opposer à l’abattage de leur forêt par les soldats du maharadja de Jodhpur. En fin de journée, nous découvrons le temple de Jajival où les gazelles ont pour habitude de venir manger au coucher du soleil.

Les femmes bishnoïs sont connues pour allaiter les faons orphelins, tandis que beaucoup d'hommes sont morts pour avoir tenté de sauver les gazelles des braconniers.
Franck Vogel
© Coralie Verspieren

Jour 9

JodhpurPushkar

Départ vers Pushkar, haut lieu de pèlerinage pour les hindous. La ville s'étend autour de son lac sacré, où les dévôts viennent s'adonner à des baignades ou à des prières dans l'un des 400 temples de la cité. Pushkar s'empreint alors d'une atmosphère envoûtante et mystique. Notre étape est l'occasion de percer les secrets de la gastronomie indienne avec un cours de cuisine. Ce soir, nous séjournons dans un établissement historique situé sur les berges du lac. Un palais construit par le maharaja de Kishangarh, il y a près de 400 ans.

Aimez les animaux. N’abattez pas les arbres verts. Et vous ne connaîtrez pas l’adversité dans la vie.
Précepte bishnoï du guru Jambeshwar Bhagavan
© Erikhaze - iStock

Jour 10

PushkarAjmerDelhi (en train)

Le matin, fin des visites qui n'auraient pas pu être effectuées la veille. Puis, nous prenons la route vers Ajmer où notre train à destination de Delhi nous attend. Plus qu'un moyen de transport, en Inde le train est un voyage à lui seul. À bord des wagons bringuebalants, nous croisons des voyageurs de passage, des familles indiennes et des marchands de beignets épicés ou de thé. Nous arrivons à Delhi et nous installons dans notre maison d'hôtes.

© saiko3p - iStock

Jour 11 et 12

DelhiVol de retour

Notre dernière journée en Inde est consacrée à la visite de Delhi. Nous nous rendons dans Old Delhi, et visitons la mosquée Jama Masjid, la plus grande du pays. Nous déambulons dans les ruelles étroites et surchargées qui parsèment le quartier. Nous marquons un arrêt au temple sikh Gurdwara Sis Gank Sahib Ji et si le temps le permet, nous nous rendons jusqu'au Qutub Minar, érigé à partir de 1199. Dans la soirée, départ pour notre vol international retour.

On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux. 
Gandhi

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Arnaud
Arnaud

Nous sommes au cœur du désert du Thar, et pourtant ici les arbres sont verts ; on trouve des vergers en plein milieu d’un paysage lunaire. Encore plus incroyable, les animaux sauvages cohabitent paisiblement avec des hommes qui les respectent. On raconte que dans ces terres, un peuple est prêt à se sacrifier jusqu'à la mort pour sauver un animal ou un arbre. Qui sont les Bishnoïs, ce peuple unique qui a compris depuis des années les enjeux écologiques de notre planète ? Ceux que l'on jugeait comme fous sont en train de nous prouver que la cohabitation entre l'homme et la nature est possible. Dans un cadre sublime de dunes dorées et villages traditionnels, nous allons découvrir tout ce qui fait l'identité des Bishnoïs.

+33 1 53 73 77 72 / abarriquand@terdav.com

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