Consultation médicale

Consultation médicales pourquoi, pour qui ?

Un lieu-commun fréquent (mais faux) fait dire qu'on va en montagne pour s'oxygéner ! S'il est vrai, que l'air y est moins pollué, la pression d'oxygène de l'air ambiant diminue à mesure que l'altitude s'élève (d'un tiers à 3500m, de moitié à 5500m, des deux-tiers au sommet de l'Everest). C'est cette diminution de la quantité d'oxygène disponible qui peut être la cause d'inconfort d'abord, d'accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d'accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude). Le MAM peut survenir lors d'une ascension mais aussi d'une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500m ( La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple). La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c'est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C'est lors de cette consultation que seront décelées l'aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d'incidents mineurs ou d'accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.

À qui conseiller cette consultation ?

  • À ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.
  • À ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l'altitude à laquelle sont survenus les symptômes.
  • À partir de 4000m, à tous ceux dont il s'agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d'un MAM est individuelle et indépendante de l'âge et de la condition physique)
  • Aux trekkeurs de "vraie" haute altitude, à partir de 5000m, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.

Qui pratique cette consultation ?

Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne. La consultation et, en particulier le test de résistance à l'hypoxie, qui mettant, au repos puis à l'effort, le patient en simulation d'altitude vers 5000m, évalueront sa capacité à s'y adapter. Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d'ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l'organisateur du trek) : défaut d'acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d'un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l'utiliser).

Où trouver une consultation de médecine de montagne ?

Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes. Plutôt que d'établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@gmail.com) à ceux qui n'en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions. Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.

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