Habitants du village de Kompong Phluk - Cambodge © Keat Tunier

Religion

Le bouddhisme theravada est la religion d’Etat avec une interruption entre 1975 et 1980 à cause des Khmers rouges. Un millier de moines a survécu au régime de Pol Pot, ils étaient plus de 60 000 avant. 3000 pagodes bouddhiques ont également été détruites pendant cette période noire.
A noter que, parallèlement, les Cambodgiens sont très superstitieux dans des domaines aussi variés que la gourmandise, la grossesse des femmes, les fruits interdits.

Langue

L’idiome officiel est le khmer, langue à la grammaire très simple : aucune conjugaison, ni genre, ni nombre, ni article (les élèves cambodgiens doivent être heureux !). En revanche la prononciation est loin d’être évidente pour nous, Occidentaux, sans parler de l’écriture, absolument indéchiffrable, l’alphabet étant issu du sanskrit.

Nourriture

Comme dans toute l’Asie du Sud-Est, le riz constitue la base de l’alimentation. Si la cuisine cambodgienne est parfois influencée par celle des pays voisins (Laos, Thaïlande et Vietnam), elle présente des plats locaux remarquables comme l'Amok (viande ou poisson au lait de coco cuit à la vapeur dans une feuille de bananier et parfois servi dans une noix de coco) ou le Nom Bang Chok (nouilles de riz accompagnées de légumes et de fleurs, arrosées d’une soupe de poisson au lait de coco ou d’un curry de poulet).
Les Cambodgiens consomment beaucoup de poissons, pêchés dans le lac Tonlé Sap ou dans le Mékong ; le Trey aing (poisson grillé) ou Trey chean (poisson frit) sont des plats très prisés. Ils sont accompagnés de légumes et d’une sauce de poissons fermentés, le prahok, version cambodgienne du nuoc mam vietnamien.
Les salades cambodgiennes, très différentes de celles mangées en occident, sont délicieuses ; elles sont parfumées de basilic local, de feuilles de menthe, assaisonnées avec ail, citron vert, sel et sucre.
Un repas cambodgien comporte presque toujours une soupe (Samlor), servie en général en même temps que les autres plats. Les plus appréciées sont la Samlor Kor Ko (soupe de riz pilé aux légumes, épices et prahok, avec ou sans viande/poisson), la Samlor Chrourk Bang Korng (soupe de langoustines avec citronnelle, citron vert et basilic local) et la Samlor Mchou Khtis Monoah (soupe aigre douce au lait de coco et ananas).


Parfois on peut trouver des plats plus "originaux" comme les tortues d’eau dans la région du Tonlé Sap et du Mékong, du gibier (chevreuil, cerf, sanglier) dans les zones forestières et même des cuisses de grenouilles, en soupe, grillées, farcies ou en beignet et bien sûr épicées ! Les plus courageux goûteront aux grillons ou crickets grillés, voire aux mygales frites.
Par ailleurs, le Cambodge regorge de fruits délicieux : les longanes, ramboutans, jaquiers, litchis, mangoustans, pommes de lait, fruits du dragon, durians etc. Les mangues mûres au mois d’avril ont la réputation d'être les meilleures du monde !
Enfin, une nuance importante : en Pays khmer (dans la plaine centrale du Cambodge) la cuisine est parfumée mais jamais pimentée. Toutefois il est toujours possible de relever son plat à table.