Les plus Terdav

  • Du mythique Pôle Nord géographique en brise-glace, en passant par la croisière en bateau d’expédition en péninsule Antarctique, une sélection d’embarquements s’offre à vous.

  • Que vous soyez équipier à part entière ou simple visiteur plus contemplatif, les débarquements quotidiens vous permettent d’aller à la rencontre du milieu polaire, en toute sécurité afin de découvrir une faune et des paysages extraordinaires.

Parole d'expert

Marie

Marie Responsable Croisières Mon coup de cœur : Spitzberg

J’ai eu la possibilité de découvrir le Spitzberg à bord du vieux gréement « Noorderlicht », à la rencontre des étendues glacées de l’Arctique. Et je n’ai pas été déçue. Tout d’abord par le bateau : le Noorderlicht (littéralement « lumière du nord ») porte toute la patine d’un bateau traditionnel. Des cordages, des poulies en bois, une boiserie délicate et la coque rouge vif rendent ce bateau unique.

Chaque matin, l’équipage nous ménage quelques surprises en improvisant un réveil aux pieds d'un glacier, au fond d’un fjord, avec un soleil rasant qui nous couvre de toutes les nuances de rose, jaune et violet filtrées par un léger brouillard. C’est juste magique. Mais c’est à terre que le dépaysement est le plus total. Les plages longent le plus souvent d’immenses falaises occupées par des milliers d’oiseaux : mouettes tridactyles, guillemots, macareux. Toute la gente ailée est perchée sur les corniches tandis que les juvéniles s’enhardissent au vol.

Sur la grève, le bois flotté jonche les plages, avec quelques fois des filets de pêche, des nasses dérivées depuis la Sibérie. Mais ce que nous guettons tous, c’est la présence de l’ours polaire, seigneur des lieux. Il se fait parfois désirer. On le tient à distance mais la rencontre est particulière, forte, impressionnante. Je me souviens aussi des morses, d’un renard polaire un peu trop curieux ou encore des rennes qui semblaient nous accueillir chaleureusement.

Nous avons fait escale dans la cité minière russe de Barentsburg, issue d’un autre temps, semblant jaillir d’un film en noir et blanc de l’époque soviétique. Notre « lumière du nord » nous a permis de rejoindre ensuite la Norvège. Chaque soirée apportait un peu plus de pénombre à mesure que nous perdions en latitude. Difficile de quitter un tel bateau !

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