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  • Du mythique Pôle Nord géographique en brise-glace, en passant par la croisière en bateau d’expédition en péninsule Antarctique, une sélection d’embarquements s’offre à vous.

  • Que vous soyez équipier à part entière ou simple visiteur plus contemplatif, les débarquements quotidiens vous permettent d’aller à la rencontre du milieu polaire, en toute sécurité afin de découvrir une faune et des paysages extraordinaires.

Parole d'expert

Margot

Margot Responsable agence Lyon Mon coup de cœur : Spitzberg

Partir pour le Grand Nord, pour les étendues glacées, les icebergs, les ours polaires, j'en rêvais depuis toujours. Et partir sur un voilier pour aborder en silence les grandes étendues glacées me séduisait davantage encore. Le Noorderlicht est un voilier en bois d'environ 40m, avec équipage hollandais. La première rencontre se fait à Longyearbyen, capitale du Svalbard. C'est l'été, et les motoneiges sont au repos. Le temps est très peu ensoleillé le premier jour, le décor est d'une austérité totale. Le bateau est très beau, peint de couleur jaune et rouge ce qui réchauffe l'atmosphère quelque peu grise ce matin. L'intérieur est décoré avec goût, très cosy et chauffé !!!

Le matin, le capitaine nous fait souvent la surprise de nous réveiller au pied d'un glacier, dont le spectacle avec le soleil est un émerveillement visuel, mais aussi acoustique tant le crépitement causé par la fonte de la glace est saisissant. Le bleu du ciel se mêle au blanc de la neige et parfois au rouge de la roche, sublime forcément.

Dès que l'on descend à terre, on est frappé par le gigantisme des falaises, le bateau semble alors petit au pied de celles-ci. On se balade au milieu de bois flotté, il n'y a pas d'arbre au Spitzberg mais sur les plages beaucoup de bois. Ce bois a permis autrefois aux pêcheurs, chasseurs de baleines et de morses, de construire des petites maisons - que l'on peut visiter encore aujourd'hui -, et de faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile.

Je me souviens des morses hyper placides dont on pouvait s'approcher assez près avant qu'ils ne nous remarquent, et de Barentsburg, cette ville minière soviétique toujours en activité, empreinte d'une atmosphère si étrange, comme suspendue dans le temps.

Je me souviens également des renards polaires, légèrement effrayés par notre présence, dont le pelage formait un halo duveteux. Les rennes, eux, portaient des bois qui, avant de tomber, étaient de couleur rose. Toute cette faune merveilleuse semblait n'attendre que la présence de l'ours pour combler toutes mes attentes. Il est apparu (le premier) le long d'une falaise dont nous avons pu nous approcher lentement en bateau pour le contempler tout à loisir ; grande émotion qui a donné quelques photos floues mais qu'importe, d'autres ours ont suivi pour notre grand bonheur.

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